”Heureux qui comme Ulysse àfait un long voyage”Comme je redoutais ce moment!…celui d’écrire pour la dernière fois sur mon blog. Rien de très passionnant àraconter ces derniers jours àpart le fait que j’ai beau tourner et retourner le problème dans tous les sens… je n’arriverai jamais àfaire rentrer tout mon bordel dans ma valise!!! Alors pour une fois, je ne vais pas vous raconter ma petite vie. Non, l’envie du jours est au bilan, bilan de six mois, bilan d’un pourquoi: pourquoi être partie?! Il y a une évidence, vivre c’est bouger, voyager. Voyager un peu, voyager beaucoup, voyager ici ou là, près ou loin, qu’importe: partir! C’est décidé, moi aussi je pars. Où? Pas trop loin tout de même… courageuse mais pas téméraire!Mais au fait, pourquoi partir? Pour quitter quelque chose. C’est évident. Partir pour voir d’autres têtes, découvrir d’autres choses ou redécouvrir des choses, échanger des idées, relativiser certaines normes sociales, et bien sur mieux se connaitre. Le rêve,… partir remplis d’espoir, espoir que les choses changent, et peut être même qu’elles changent en mieux. Il y a trois sources principales a la volonté de voyager: mieux se connaitre, mieux connaitre les autres, mieux connaitre le monde. Appréhender d’autres cultures en voyageant permet en premier lieu de mieux apprécier sa propre culture. Aller àla rencontre des autres nous aide àcomprendre nos propres spécificités, mais au delà, nous ouvre àdes interprétations du monde et du rôle qu’on y joue ou que l’on a la possibilité d’y jouer. Mes motivations n’étaient au départ pas très bien définies. Certes l’anglais c’est important dans la vie, mais ca peut aussi s’apprendre chez soi… qu’importe, tous les prétextes ou occasions sont bons pour voyager. S’en aller est peut être banal, mais il y en a peu qui reviennent sans avoir rien àdire. Personne ne peut rentrer sans avoir rien a raconter, sans avoir rien vu, rien entendu, rien senti, rien ressenti.Partir a l’étranger est un dépaysement, une prise de risque. Se retrouver seul au milieu d’une foule qui ne parle pas sa langue et qui ne vous ressemble pas pousse àse depasser chaque jours, et aller au bout de soi même. Certes l’Angleterre n’est surement pas l’endroit le plus exotiqueque je connaisse, mais je ne pense pas que l’on ai besoin de partir loin pour s’évader et s’enrichir. Le voyage n’est pas un but en soi, le voyage se passe de motif, il se suffit àlui même. Je ne sais pas si j’aurais reussi àvous faire partager ces instants inoubliables àtravers mon blog, mais en tous cas, j’aurais pris plaisir àl’écrire. Je me seris efforcée, àtravers l’écriture, de vous retranscrire toutes les émotions que j’aurais pu vivre pendant ces 6 mois hors du temps. Six mois d’une intensité incroyable, 6 mois remplis de joie, de tristesse, de rires, de larmes… Même si il est difficile de vous faire partager tout ca, j’espere que j’aurais réussie àvous faire part de l’immense bonheur que fut cet aventure, et qui sait, peut être même àvous donner envie àvous aussi de partir. Je vous mets en garde tout de suite, vous verrez, on y prend vite gout, et on ne peut plus s’en passer…Pour conclure cette grande analyse philosophique de mes aventures je citerai Lulu (grande philosophe de ce siècle), “le bonheur ne dépend pas de ce qu’il nous manque mais de la façon dont nous nous servons des ingrédients que nous avons”!Allé, assez voyagé! On rentre?…